Vaccination grippe

Écrit par les experts Ooreka

La meilleure prévention de la grippe reste la vaccination, surtout chez les personnes fragiles qui ont un risque élevé de complication.

Vaccination grippe : principe

Prévention et vaccination

La vaccination est le mode de prévention le plus efficace contre la grippe saisonnière. Lors de la pandémie de grippe A (H1N1), la vaccination a également été largement recommandée, en tant que moyen pour endiguer l'épidémie et prévenir la maladie.

Son efficacité est démontrée pour :

  • prévenir la maladie ou du moins en réduire les symptômes ;
  • réduire le nombre de complications et de cas graves ;
  • réduire la mortalité associée à la grippe.

En cas de vaccination, le risque d'être infecté par le virus de la grippe diminue de 75 à 90 % si le vaccin est adapté aux virus circulants.

Si la grippe est généralement bénigne lorsqu'elle survient chez un adulte en bonne santé, elle peut entraîner des complications graves, voire mortelles, chez les personnes fragiles. La vaccination a donc pour but de protéger les personnes vulnérables.

Vaccination antigrippale

Il existe plusieurs circonstances d'usage du vaccin antigrippal :

Dans les deux situations, le vaccin joue le même rôle :

  • Il « mime » le virus de la grippe, ce qui alerte le système immunitaire sans pour autant causer de maladie.
  • Le système immunitaire est alors entraîné : si jamais le virus de la grippe « attaque », les défenses naturelles pourront être plus efficaces.

Vaccination contre la grippe saisonnière

Une vaccination annuelle

Le virus de la grippe est particulièrement changeant.

  • D'une année sur l'autre, il acquiert des mutations génétiques qui lui permettent d'échapper aux défenses immunitaires et de réinfecter des personnes qui ont déjà eu la grippe les années précédentes.
  • La protection donnée par le vaccin antigrippal ne dure que quelques mois.

Pour cette raison, il est nécessaire de se faire vacciner tous les ans si on souhaite se protéger contre la grippe saisonnière. La composition du vaccin est réajustée chaque année pour être efficace contre le nouveau virus hivernal.

Vaccination 2017-2018

La grippe saisonnière est causée par un mélange de virus de type A et B. Pour la saison 2017-2018, le vaccin contient les souches suivantes :

  • A/Michigan/45/2015 (H1N1) pdm09 (nouvelle souche) ;
  • A/Hong Kong/4801/2014 (H3N2), souche identique à celle utilisée dans le vaccin 2016-2017 ;
  • B/Brisbane/60/2008, souche analogue à celle utilisée dans le vaccin 2016-2017.

La campagne de vaccination a débuté le 6 octobre 2017 et se poursuit jusqu'au 31 janvier 2018 dans l'hémisphère nord (en France métropolitaine, mais aussi en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane).

Les vaccins contre la grippe disponibles en pharmacie sont IMMUGRIP®, INFLUVAC® et VAXIGRIP®. La vaccination est recommandée en priorité pour les personnes à risque.

Bon à savoir : les données épidémiologiques et virologiques n'apportent pas d'éléments permettant de privilégier l'utilisation des vaccins quadrivalents inactivés (qui contiennent en plus un virus grippal B de lignée Victoria) par rapport aux vaccins trivalents, les seuls à être pris en charge par l'Assurance maladie pour les personnes ciblées par les recommandations vaccinales.

Vaccination : groupes à risque

La vaccination contre la grippe s'adresse avant tout aux personnes fragiles, qui ont un risque élevé de faire une complication grave, voire mortelle.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande globalement la vaccination pour :

  • les personnes vivant en établissements de long séjour ;
  • les personnes âgées ;
  • les personnes souffrant de maladies chroniques ;
  • les femmes enceintes, les professionnels de santé, les enfants de 6 mois à 2 ans.

Pour les autorités de santé, l'objectif à atteindre est la vaccination d'au moins 75 % des patients de 65 ans (ou plus), ainsi que des patients de 16 à 64 ans souffrant d'ALD.

À savoir : les médecins eux-mêmes ne sont que 80 % à être vaccinés contre la grippe saisonnière.

Voici plus de détails sur les groupes considérés comme à risque, en France :

Groupe à risque Risques de complications
Personnes âgées de 65 ans et plus Toutes
Personnes atteintes des pathologies suivantes, y compris celles dans l'entourage familial de nourrissons de moins de 6 mois et les femmes enceintes
Personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d'hébergement Toutes, quel que soit leur âge.
Entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave
  • Prématurés ;
  • atteints de cardiopathie congénitale ;
  • atteints de déficit immunitaire congénital ;
  • atteints de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d'une affection longue durée.
Personnes obèses Personnes ayant un IMC égal ou supérieur à 40.

Les professionnels de santé en contact avec des patients atteints de grippe ou présentant un risque de grippe sévère (personnes âgées, nourrissons) sont également invités à se faire vacciner.

À retenir : pour tous ces groupes, le vaccin est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.

Formulaire Cerfa : une invitation à la vaccination

Durant le mois de septembre, un formulaire Cerfa (Centre d'enregistrement et de révision des formulaires administratifs) est envoyé à toutes les personnes concernées par la prise en charge à 100 % de la vaccination antigrippale. Il est composé de deux parties distinctes :

  • La première est à faire remplir par un médecin pour la prescription ainsi que par le pharmacien lors de la remise du vaccin.
  • La seconde est remplie par le médecin lorsque celui-ci recommande, le cas échéant, l'injection du vaccin par une infirmière.

Bon à savoir : il est également possible pour ces patients à risque de télécharger le formulaire Cerfa sur le site de l'Assurance maladie.

Grippe : la vaccination en pratique

La vaccination se fait par une seule injection chaque année à l'automne. Dans les 24 heures suivant la vaccination, on peut ressentir :

  • un peu de fièvre ;
  • des douleurs musculaires ou articulaires ;
  • des maux de tête ;
  • des malaises ;
  • une réaction au point d'injection (douleur, rougeur, gonflement).

La protection contre la grippe est acquise 10 à 15 jours après l'injection.

En pratique :

  • La CNAM prend en charge le vaccin à 100 % pendant toute la saison hivernale chez les groupes à risque.
  • Pour la population générale, le vaccin est remboursé à 65 %.
  • La vaccination par les infirmières est possible.
  • Les patients à risque qui se sont fait vacciner antérieurement peuvent se faire délivrer directement leur vaccin par le pharmacien et se faire vacciner par une infirmière.

Bon à savoir : une expérimentation de vaccination par les pharmaciens des adultes déjà vaccinés (à l'exception des femmes enceintes et des personnes immunodéprimées) est réalisée dans les régions Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine.

Risques de la vaccination contre la grippe

Comme tout acte médical, la vaccination peut entraîner des effets indésirables, voire des complications graves, comme le syndrome de Guillain-Barré (maladie neurologique auto-immune).

Depuis des décennies, les Autorités sanitaires surveillent et répertorient les effets indésirables liés au vaccin antigrippal. Elles concluent que les bénéfices de la vaccination pour les personnes à risque sont largement supérieurs aux risques éventuels du vaccin, qui restent rarissimes.

Rappelons qu'une grippe peut paraître banale, mais qu'environ 2 000 personnes en meurent chaque année en France (14 400 en 2016 dont 90 % avaient plus de 75 ans). La vaccination permet de réduire efficacement la mortalité liée à la grippe : on estime qu'environ 2 000 décès sont évités chaque année chez les personnes âgées. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin.


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